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 Fête de saint Matthieu, apôtre et évangéliste

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Stéphane

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MessageSujet: Fête de saint Matthieu, apôtre et évangéliste   Lun 21 Sep - 4:11

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,1-7.11-13.
Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte donc à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :
ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ;
ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix.
Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.
Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous.
À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ.
Et les dons qu’il a faits, ce sont les Apôtres, et aussi les prophètes, les évangélisateurs, les pasteurs et ceux qui enseignent.
De cette manière, les fidèles sont organisés pour que les tâches du ministère soient accomplies et que se construise le corps du Christ, jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,9-13.
Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades.
Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »



Textes de l’Évangile au quotidien

Matthieu, homme qui possédait de grands biens, non comme le jeune homme riche, mais du fait de son intelligence, de son opportunisme, de cette sorte de bon sens matériel dont, nous a dit le prêtre sur un ton un peu ironique, beaucoup d'entre nous sont dotés, et qui "réussissent". Mais lorsque la réussite est atteinte - et les pharisiens eux aussi ont "réussi" !  - que faire de sa vie ?  On finit toujours par constater qu'il nous manque quelque chose qui entraînerait notre mouvement de vie vers quelque chose de supérieur encore.

La soudaineté de la conversion s'explique du fait qu'elle est survenue après une longue gestation de la "question existentielle" : je possède tout, mais qui suis-je ?  L'argent ne réussit pas plus à Matthieu qu'au jeune homme riche, lequel était presque doublement riche, du fait de sa bonne conscience - tandis que la conscience de Matthieu n'était pas tranquille, mais lasse et désabusée, en quête d'une espérance supérieure.

La vocation du jeune homme riche est comme est comme étouffée dans l’œuf (mais l’œuf n'est-il pas qu'une étape de croissance ?) - tandis que celle de Matthieu atteint l'homme mûr, capable de choix décisif.  Cette vocation, saint Paul l'évoque avec éloquence dans la première lecture : notre vocation nous a tous appelés à une seule espérance, de même qu'il y a un seul Corps et un seul Esprit, une seule espérance... un seul Corps et un seul Esprit...
un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous.


Je prie aujourd'hui afin que la grâce de notre rencontre personnelle avec Jésus, rejaillisse au milieu de nos vies, dans le cœur et l'esprit.

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MessageSujet: Re: Fête de saint Matthieu, apôtre et évangéliste   Lun 21 Sep - 6:26

« Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades.
Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »


Quel médecin serait il s'il ne s'entourerait que de gens en bonne santé, refusant de rencontrer les malades. Non il appelle ceux qui ont besoins de ses soins. Ce qu'il désire d'abord, c'est nous prodiguer ses soins. Seul ceux ci peuvent nous ramener à la santé.

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Stéphane

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MessageSujet: Homélie du Pape François à Helguin, Cuba   Lun 21 Sep - 12:33

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,9-13.
Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades.
Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »


Messe célébrée à Holguin, Cuba


Nous célébrons la fête de l’Apôtre et Évangéliste saint Matthieu. Nous célébrons l’histoire d’une conversion. Il nous raconte lui-même, dans son Évangile, comment s’est passée la rencontre qui a marqué sa vie, il nous introduit dans un « jeu de regards » qui est capable de transformer l’histoire.

Un jour, pareil à n’importe quel autre, alors qu’il était assis à la table de perception des impôts, Jésus passait et le vit ; il s’approcha et lui dit : « Suis-moi ». Et lui, se levant, le suivit.

Jésus le regarda. Quelle force d’amour a eu le regard de Jésus pour faire bouger Matthieu comme il l’a fait ! Quelle force ont du avoir ces yeux pour le faire se lever ! Nous savons que Matthieu était un publicain, c'est-à-dire qu’il percevait les impôts des Juifs pour les donner aux Romains. Les publicains étaient mal vus et même considérés comme des pécheurs, si bien qu’ils vivaient marginalisés, méprisés par les autres. On ne pouvait pas manger avec eux, ni parler, ni prier. Pour le peuple ils étaient des traîtres : ils tiraient profit des gens pour donner à d’autres. Les publicains appartenaient à cette catégorie sociale.

Cependant, Jésus s’est arrêté, il n’est pas passé au large à la hâte, il l’a regardé sans hâte, avec paix. Il l’a regardé avec des yeux de miséricorde ; il l’a regardé comme personne ne l’avait fait auparavant. Et ce regard a ouvert son cœur, l’a rendu libre, l’a guéri, lui a donné l’espérance, une vie nouvelle comme à Zachée, à Bartimée, à Marie Madeleine, à Pierre, ainsi qu’à chacun d’entre nous. Bien que nous n’osions pas lever les yeux vers le Seigneur, lui nous regarde en premier. C’est notre histoire personnelle ; de même que beaucoup d’autres, chacun de nous peut dire : moi aussi je suis un pécheur sur qui Jésus a posé son regard. Je vous invite à vous ménager, dans vos maisons ou

à l’église, un moment de silence pour nous rappeler, avec gratitude et joie, les circonstances, le moment où le regard miséricordieux de Dieu s’est posé sur notre vie.

Son amour nous précède, son regard devance nos besoins. Il sait voir au-delà des apparences, au delà du péché, de l’échec ou de l’indignité. Il sait voir au-delà de la catégorie sociale à laquelle nous appartenons. Il voit au-delà cette dignité de fils, parfois salie par le péché, mais toujours présente au fond de notre âme. Il est venu précisément chercher tous ceux qui se sentent indignes de Dieu, indignes des autres. Laissons-nous regarder par Jésus, laissons son regard parcourir nos rues, laissons son regard nous rendre la joie, l’espérance.

Après l’avoir regardé avec miséricorde, le Seigneur dit à Matthieu : « Suis-moi ». Et il se leva et le suivit. Après le regard, la parole de Jésus. Après l’amour, la mission. Matthieu n’est plus le même ; il a changé intérieurement. La rencontre avec Jésus, avec son amour miséricordieux l’a transformé. Et il laisse derrière le comptoir des impôts, l’argent et son exclusion. Avant, il attendait assis pour percevoir les impôts, pour tirer profit des autres ; maintenant avec Jésus il doit se lever pour donner, pour offrir, pour s’offrir aux autres. Jésus l’a regardé et Matthieu a trouvé la joie dans le service. Pour Matthieu et pour tous ceux qui ont senti le regard de Jésus, les concitoyens ne sont pas ceux aux dépens desquels on « vit », dont on use et abuse. Le regard de Jésus génère une activité missionnaire, de service, de don. Son amour soigne nos myopies et nous stimule à regarder au-delà, à ne pas nous arrêter aux apparences ou au politiquement correct.

Jésus va de l’avant, il nous précède, il ouvre le chemin et nous invite à le suivre. Il nous invite à surmonter progressivement nos préjugés, nos résistances au changement des autres, voire de nous-mêmes. Il nous défie jour après jour par la question : crois-tu ? Crois-tu qu’il est possible qu’un percepteur d’impôts devienne serviteur ? Crois-tu qu’il est possible qu’un traître devienne un ami ? Crois-tu qu’il est possible que le fils d’un charpentier soit le Fils de Dieu ? Son regard transforme nos regards, son cœur transforme notre cœur. Dieu est le Père qui cherche le salut de tous ses enfants.

Laissons-nous regarder par le Seigneur dans la prière, dans l’Eucharistie, dans la confession, dans nos frères surtout ceux qui se sentent abandonnés, les plus esseulés. Et apprenons à regarder comme lui nous regarde. Partageons sa tendresse et sa miséricorde avec les malades, les prisonniers, les personnes âgées ou les familles en difficulté. Sans cesse nous sommes appelés à apprendre de Jésus ; il regarde toujours le plus authentique qui subsiste dans chaque personne, qui est précisément l’image de son Père.

Je sais au prix de quels efforts et au prix de quels sacrifices l’Église à Cuba travaille pour porter à tous, jusqu’aux endroits les plus éloignés, la parole et la présence du Christ. Elles méritent une mention spéciale, les dénommées « maisons de mission » qui, face au manque de lieux de culte et de prêtres, permettent à de nombreuses personnes d’avoir un espace de prière, d’écoute de la Parole, de catéchèse et de vie de communauté. Ce sont des petits signes de la présence de Dieu dans nos quartiers et une aide quotidienne pour rendre vivantes les paroles de l’Apôtre Paul : « Je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix » (Ep 4, 1-3).

Je souhaite maintenant diriger mon regard vers la Vierge Marie, la Vierge de la Charité del Cobre, que Cuba a accueillie dans ses bras et à qui il a ouvert ses portes pour toujours, et je lui demande de maintenir sur tous et sur chacun des enfants de cette noble nation son regard maternel.

Que son « regard miséricordieux » soit toujours attentif à chacun de vous, à vos maisons, à vos familles, aux personnes qui peuvent sentir qu’il n’y a pas de place pour elles. Qu’elle nous garde tous comme elle a gardé Jésus, dans son amour.
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Petit christophe

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MessageSujet: Re: Fête de saint Matthieu, apôtre et évangéliste   Lun 21 Sep - 16:52

Suis moi
Pour suivre Jésus il faut que déjà l'appel vive en nous
Que notre vie soit en attente d'une renaissance
Que notre cœur soit un cœur d'enfant
Que notre espérance est Jésus Ressuscité
Que notre paix est d'avoir abandonné le vieil homme en nous
Que notre charité est d'être docile a l'Esprit Saint
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MessageSujet: Re: Fête de saint Matthieu, apôtre et évangéliste   Mer 23 Sep - 3:20

Seigneur, fait nous te suivre. Seigneur je voudrais te prier pour les jeunes qui ont peur de te suivre, ou même de t'accueillir, en ce monde qui dit de ceux qui ont la foi, qui sont bizarres, et qui préfèrent suivre le monde que de te suivre, simplement pour s'insérer, et même par peur d'une certaine mort sociale. Prend pitié Seigneur!

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